Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 21:07

Sur le quai, elle lui disait aurevoir de la main. Ses larmes coulaient sur ses joues rouges. Contre la vitre embuée, il avait posé son visage mouillé. Et lorsque le train parti il remua doucement la main. Deux rangs derrière j'observais son reflet dans la vitre. Moi seule avais accès à cette scène, une vision de quelques centimètres entre le siège et la fenêtre.

Le paysage défilait, celui du bleu de la mer et des rayons du soleil.
Il pleurait toujours, le front contre la vitre, comme si l'image de son amie sur le quai y était gravée.

C'était une scène comme on en voit dans les films. Mais cette fois-ci je la vivais pour de vrai. C'est rare de voir un inconnu pleurer, encore plus rare d'être la seule. Seule spectatrice de ce triste moment où le temps n'avance plus et le paysage défile trop vite.

Je comprend son chagrin, moi aussi je vivais ça. Avant.

Quand pour sécher ses larmes il carressa son visage rouge, c'est sur le mien qu'elles coulaient. Une façon de le soutenir. Une envie de le consoler.


C.I
Publié dans : Instants de vie
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Commentaires

Jolie définition de la compassion ! Merci
Commentaire n°1 posté par image-ination le 03/04/2009 à 09h50
 
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